ALERTE – Être ahmadi et enseigner au Pakistan peut vous coûter votre poste

Ayesha Malik, professeure d’anglais et d’éducation islamique depuis près d’un an au collège de Chakwal, Pakistan, a appris, à son retour d’un séjour à Qadian, en Inde, qu’elle a été congédiée de son poste.

« Depuis le premier jour, ils avaient une dent contre moi »

De confession musulmane ahmadi – minorité religieuse considérée comme hérétique par l’ensemble de « l’ummah » musulmane et déclaré comme « non musulmane » par la Constitution et la loi pakistanaise – Ayesha a souvent été la victime de discriminations. Les membres de cette minorité religieuse étant très peu nombreux dans cette ville qui ne compte pas énormément d’habitants, ils étaient, selon elle, très simple de retrouver les personnes qui adhéraient au courant ahmadi.

Bien qu’ils s’efforcent de ne pas ébruiter leur appartenance à cette minorité pacifique de l’islam au risque de violentes représailles, son employeur et ses collègues avaient découvert qu’Ayesha appartenait à cette minorité et, depuis le début, ont alimenté un sentiment de méfiance à son égard ; c’est ce qui lui fait dire que « depuis le premier jour, ils avaient une dent contre moi ». Ils cherchaient sans cesse des prétextes afin de la licencier, ils ricanaient lorsqu’elle proposait des idées, ils refusaient ses propositions et ils avaient arrêté de la saluer.

Une année auparavant, Ayesha avait rejoint sa communauté à Qadian, en Inde, afin d’assister à ce que les ahmadis nomment un « Jalsa », représentant une conférence annuelle permettant à tous les musulmans ahmadis de se réunir pendant trois jours. A son retour, son employeur lui avait annoncé que le cours d’éducation islamique lui a été retiré. Cette décision, injustifiée et discriminante, représentait un moyen de lui faire savoir, qu’étant une membre de la minorité ahmadie considérée comme non musulmane et hérétique, elle ne pouvait disposer du droit d’enseigner cette matière.

« Avec les ahmadis, ils font ce qu’ils veulent »

A la suite de sa deuxième visite à Qadian, en décembre 2013, son employeur a annoncé à Ayesha qu’elle avait été définitivement congédiée en raison de son « attitude irresponsable ». Selon ce dernier, l’institutrice aurait pris des vacances sans en solliciter la permission préalable. Face à ces fausses informations véhiculées contre elle, Ayesha livre à Cultures & Croyances :

« J’ai dû accepter cette décision parce qu’ici [Pakistan], il n’y a aucune loi pour nous [les ahmadis] protéger. Nous ne pouvons rien faire. Toutes ces discriminations et toutes ces persécutions sont injustes mais que voulez-vous ? Nous ne disposons d’aucune aide ici. A qui le dire et qui rendra justice ? »

Mahrukh Arif.

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