ETUDE – La poésie de la négritude, épreuve orphique de l’Occident [Première partie sur deux]

* Etude publiée par le Professeur Annie Urbanik-Rizk

Situation historique de la Préface

La Préface que Jean-Paul Sartre offre à l’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de Senghor est bien plus qu’une herméneutique adressée aux blancs pour percer les mystères de la culture noire. S’il célèbre en 1948, le mouvement de libération de la conscience noire, préambule aux décolonisations d’après guerre, c’est parce que ce mouvement est, contre toute attente aussi une expression poétique. La poésie perd alors  son absoluité pour prendre un sens heidegerrien, la formulation d’un être-au-monde par laquelle la négritude se révèle à elle-même et au monde, de manière biaisée tout en étant parfaitement authentique. Sartre découvre comme tout occidental que cette vérité qui s’exprime remet en cause à la fois les certitudes des représentations ainsi qu’une conception éthérée de la poésie, refuge de la conscience malheureuse du poète, exclusive de tout engagement jusqu’à présent réservé à la prose. Peu de temps auparavant, en 1947, Sartre opposait dans Qu’est-ce que la littérature ? l’écrivain et le poète, déniant à la poésie tout pouvoir de signification orienté vers le monde, et par là même toute capacité à en dire le chaos social ou politique.

Dans sa propre Introduction qui succède à celle de Sartre, Léopold Senghor situe l’Anthologie dans une double symbolique politique et culturelle. Publiée à la date du centième  anniversaire du décret d’abolition de l’esclavage, elle coïncide aussi  avec la commémoration de l’instruction laïque, gratuite et obligatoire dans les Colonies. Double libération et essor  que Senghor exprime en ces termes :

« [La révolution de 1848] a eu, plus que les autres sans doute, souci de l’homme. Qu’il nous soit permis de rappeler seulement le décret du 27 avril 1848, qui abolissait définitivement l’esclavage, et cet autre décret, en date du même jour, qui instituait l’instruction gratuite et obligatoire dans les Colonies. C’est ainsi que les hommes de couleur, singulièrement les Nègres, ont pu accéder non seulement à la liberté du citoyen, mais encore et surtout à cette vie personnelle que seule donne la culture ; c’est ainsi qu’ils ont pu […]  apporter leur contribution à l’humanisme français d’aujourd’hui, qui se fait véritablement universel parce que fécondé par les sucs de toutes les races de la terre.»

Poésie noire énoncée dans la langue des blancs, cette double énonciation, souvent  explosive et volcanique, souffrance et rage conjuguées, produit un sentiment de trouble intense auprès des occidentaux qui la découvrent.

«Au bout du petit matin…

Va-t-en, lui disais-je, gueule de flic, gueule de vache, va-t-en je déteste les larbins de l’ordre et les hannetons de l’espérance. Va-t-en mauvais gris-gris, punaise de moinillon.»[1]

Ce cri noir est donc une épreuve pour le blanc, épreuve du sentiment de culpabilité qui le décille dans la honte et le tremblement, épreuve de la perte douloureuse des masques et des faux-semblants, épreuve de la découverte d’une altérité possible de la vie.

Sartre, occidental qui s’adresse à des occidentaux entame ainsi une préface toute intelligence et sympathie  envers le monde noir, avec la vivacité de la polémique :

«Qu’est-ce donc que vous espériez, quand vous ôtiez le bâillon qui fermait ces bouches noires ? Qu’elles allaient entonner vos louanges ?» […] «Au moins espérions-nous  retrouver un peu de notre grandeur dans les yeux domestiques des Africains. Mais il n’y a plus d’yeux domestiques : il y a les regards sauvages et libres qui jugent notre terre.»

«La poésie nègre qui parle la langue des blancs nous fait plonger sous la croûte superficielle de la réalité, du sens commun, de la raison raisonnante, pour toucher au fond de l’âme et réveiller les puissances immémoriales du désir. Désir qui fait de l’homme un refus de tout et un amour de tout.»

1 Une poétique orphique, évangélique et rédemptrice :

A.Imaginons Orphée noir

Cette traversée des apparences, ce cheminement vers la conquête de soi, Sartre le décrit en empruntant deux images de la culture occidentale. La première appartient à l’antiquité grecque, la seconde au monde chrétien. (p. XXXVII) Si le titre de la Préface Orphée noir  connut fortune au point d’inspirer le cinéma — on songera à Orfeo negro qui évoque les conditions de vie et de croyance des noirs du Brésil, on accorde moins d’attention à la seconde métaphore du texte de Sartre, celle de la Rédemption.

La plus prégnante est assurément la métaphore orphique qui parcourt tout le texte dès le titre dont la simplicité oxymorique équivaut à un cri de revendication. De même que l’on essaie parfois d’imaginer avec audace un Christ de couleur, de même on aura besoin de quelque effort d’imagination pour se figurer le fils d’Apollon sous des traits africains. Pourtant, rien que de plus rigoureux que de renvoyer pour cette Anthologie à la figure allégorique du poète lyrique par excellence ensorcelant plantes et bêtes sauvages au son de la lyre et de lui attribuer ce qualificatif essentiel de la négritude. Au-delà de l’alliance de termes, il y a aussi une synthèse signifiante indiquant la réunion de l’occident symbolisée par la figure du dieu grec et du colonisé par la couleur. Parlant la langue des blancs, empruntant sa rhétorique et sa culture tout en la rejetant, le poète noir demeure lui-même et fonde son identité sans se dévoyer, s’adressant à d’autres noirs pour partager cette révélation. A l’oxymore, il faut donc également ajouter un paradoxe.

Outre cette trouvaille qui a fait date, Sartre évoque par ces termes le mysticisme qui accompagne inévitablement toute poésie orphique ainsi que la part initiatique de la religion dont Orphée fut le fondateur légendaire. En ce sens, la poésie de la négritude est évangélique puisqu’elle annonce une Bonne Nouvelle, celle de la prise de conscience de la négritude et de sa dignité, thème fondateur chez Senghor.

«Le noir qui appelle ses frères de couleur à prendre conscience d’eux-mêmes va tenter de leur présenter l’image exemplaire de leur négritude et se retournera sur son âme pour l’y saisir. Il se veut phare et miroir à la fois ; le premier révolutionnaire sera l’annonciateur de l’âme noire, à demi-prophète, à demi partisan, bref un poète au sens précis du mot «vates».[…] De Haïti à Cayenne, une seule idée : manifester l’âme noire. La poésie nègre est évangélique, elle annonce la bonne nouvelle : la négritude est retrouvée. » [2]

Il faut bien entendre toute la polysémie du  mot «manifestation» :  d’abord son sens  quasi religieux attribué à la poésie, dans sa dimension épiphanique, révélation soudaine et immédiate d’une vérité perçue de manière aussi foudroyante que limpide mais aussi, singulièrement, sa connotation revendicative au sens ordinairement politique. La force de l’apparition de l’âme noire lui donnant, pour ainsi dire, une valeur de protestation dans l’ordre de la légitimité.

Une autre dimension polysémique justifie l’usage de la référence orphique par Sartre qui débute son magnifique texte par ce qu’on peut considérer comme un poème en prose sur la lumière éclatante de la négritude, renversement fondateur de l’ensemble de la Préface. Le noir se fait lumière et renvoie le blanc à son absence de lumière. Ce qui d’ordinaire est symbole de négativité se charge de positivité et réciproquement. Le personnage d’Orphée suggère la duplicité de la lumière et de l’ombre. Il est à la fois le «ténébreux» (Nerval, «El desdichado, dans Les Chimères) et le lumineux (l’Orphée saluant la lumière de Corot, dans l’esquisse  du grand panneau à la gloire du jour, destiné à l’hôtel Demidoff et terminé en juillet 1865 à Fontainebleau). Pindare dans La Quatrième Pythique, le dit fils d’Apollon. Mais Apollon, dieu de la lumière, est aussi Loxias, l’Oblique. Orphée porte donc un nom mystérieux que l’on rapproche tantôt de [ribhus] en sanscrit, signifiant le chanteur tantôt du mot[orphnos], en grec signifiant obscur. Salomon Reinach dans «la mort d’Orphée»,[3]voit en lui un Dionysos nocturne, lui aussi descendu aux Enfers. Il y aurait assurément beaucoup à commenter de cette ambiguïté apollinienne et dionysiaque d’Orphée, preuve par l’archéologie du mythe des analyses sartriennes. Dieu de l’Ordre lyrique, il est aussi celui du désordre engendré par le désir. Toute la synthèse de l’Occident et de l’Afrique, de la blancheur et de la négritude peut se lire avec justesse dans cette apparemment irréconciliable tension, si l’on raisonne en termes nietzschéens.

A cette idée d’une connaissance acquise sur le mode initiatique s’ajoute un autre ensemble sémantique suggéré par la métaphore orphique. Le long cheminement au cœur des souffrances subies s’apparente à une descente aux Enfers. Rappelons qu’en cela, Sartre réfère à la partie la plus connue du mythe d’Orphée, celle que l’on retrouve dans la plupart des opéras celui de Gluck (1775) par exemple ou encore le poème symphonique de Liszt (Orphée, 1853) et dont il ne retient que la part nubile du dieu descendant d’Apollon. Il reprend donc ce qui n’est dans le mythe qu’un épisode mais qui connut une extraordinaire postérité littéraire en raison du dénouement ouvert de l’histoire d’Orphée et d’Eurydice. Il en omet la jeunesse célibataire tel qu’il est représenté sur les fresques de Pompéi qui ne font aucune mention d’Eurydice ainsi que le châtiment terrible infligé par les Ménades évoqué par Rilke dans ses Sonnets à Orphée. Que dit cet épisode ? Orphée amoureux d’Eurydice la perd peu après les noces car celle-ci est piquée par un serpent. Mais les dieux des enfers ont permis à Orphée de revenir sur terre avec Eurydice, à condition qu’elle marche derrière lui, et il lui est interdit de se retourner vers elle et de la voir avant qu’ils aient franchi tous les deux la limite qui sépare les morts des vivants.Orphée se révèle incapable de résister jusqu’au bout à la tentation et il perd Eurydice une seconde fois.

Une géographie symbolique et mystique est ainsi inséparable de la prise de conscience de la négritude et de son expression.

« Et tous les poèmes de ce livre […] nous offriront la même géographie mystique. Un hémisphère ; au plus bas, selon le premier des trois  cercles concentriques, s’étend la terre de l’exil, l’Europe incolore ; vient le cercle éblouissant des Iles et de l’enfance qui dansent la ronde autour de l’Afrique ; l’Afrique, dernier cercle, nombril du monde, pôle de toute la poésie noire, l’Afrique éblouissante, huileuse comme une peau de serpent, fantôme vacillant comme une flamme, entre l’être et le néant [ …], l’Afrique continent imaginaire.» p. XVI[4]

La redescente aux origines qui précèdent la déportation par l’esclavage équivaut  à une descente entre les morts.

« Ainsi sont indissolublement mêlés chez le vates de la négritude le thème du retour au pays natal et celui de la redescente aux Enfers éclatants de l’âme noire. Il s’agit d’une quête, d’un dépouillement systématique et d’une ascèse »[5]

Ainsi, Sartre semble altérer quelque peu l’essence tragique du mythe d’origine puisque’Orphée perd Eurydice à jamais en enfreignant l’interdiction de se retourner et qu’il achève son parcourt dépecé par les Ménades. mais il en restaure l’anbiguïté ouverte faite d’espérance au sein du tragique et de la fécondité issue d’un refus de l’impossible.

C’est pourquoi, dans ce troisième sème du mythe que retient Sartre (outre la figure double du poète et la quête initiatique), il faut surtout retenir une interprétation d’origine chrétienne . En suivant un parcours christique l’individu souffrant passe de mort à résurrection et on assimile alors  le chant poétique de la négritude à celui qui accompagne la Passion. Tout naturellement, l’idée de la Rédemption apparaît dans la Préface :

«Et bien que ces poèmes soient de bout en bout antichrétiens, on pourrait de ce point de vue, nommer la négritude «Passion»[6]

ou encore, un peu plus loin :

« Et en certain sens, je vois assez le rapprochement qu’on peut faire d’une conscience noire et d’une conscience chrétienne : la loi d’airain de l’esclavage évoque l’Ancien Testament, qui relate les conséquences de la Faute. L’abolition de l’esclavage rappelle cet autre fait historique : la Rédemption.»[7]

Bien sûr, la formule est toute métaphorique qui opère ce rapprochement historique entre ce qui est de l’ordre de la Foi, la Rédemption et une étape de l’émancipation des noirs. Mais on connaît l’usage extensif que Sartre fait de la problématique chrétienne dans un cadre hétérogène à la culture chrétienne. Par ailleurs, il signifie ici à quel point la mystique de la libération, le refus de l’indignité infligée prend ces accents. Senghor dans Hosties noires achève sa longue prière mariale en forme de litanie par une vision eschatologique :

«Mère, sois bénie !

Reconnais ton fils à l’authenticité de son regard, qui est celle de son cœur et de son lignage

Reconnais ses camarades reconnais les combattants, et salue dans le soir rouge de la vieillesse

L’AUBE TRANSPARENTE D’UN JOUR NOUVEAU»[8]

B. L’épreuve orphique de l’occident

Or, contrairement à la lecture simplifiée d’usage où semble essentiellement  souligné le cri de révolte de la négritude reconnu pour la première fois par «un blanc de qualité» comme le dit  Claude–André Julien, c’est bien à l’expérience de l’occidental confronté à ces textes bouleversants que Sartre s’adresse. Dans un renversement qui  met en lumière que désormais, la mauvaise foi de l’exploitant blanc est devenue impossible, ces poèmes sont présentés du point de vue de l’épreuve qu’ils constituent pour le lecteur blanc, épreuve au caractère initiatique, qui renvoie à l’expérience philosophique de l’altérité dans son mécanisme particulier. A la reconnaissance de l’autre comme autre et non masqué des oripeaux de la similitude blanche infligée par le regard colonial par laquelle le colonisé n’a d’autre recours pour être du côté du pouvoir que d’afficher une «peau noire–masque blanc», s’associe une redécouverte de soi-même – on serait tenté de dire dans sa «blanchitude» – par l’occidental dépouillé de la facticité idéologique qu’inflige la relation de domination. La métaphore orphique s’applique efficacement aussi pour cette épreuve faite de souffrance et de libération  par laquelle le blanc est amené à relire l’histoire de la colonisation pour aboutir à une sorte de Rédemption. Il pourra célébrer alors les retrouvailles avec son humanité universelle concrète en transcendant les différences tout reconnaissant autrui dans son altérité, pour s’engager vers la praxis politique. Ce chemin est de l’ordre de la souffrance car il est mise à nu sous le regard d’autrui et obligation d’une reconnaissance de culpabilité passée, d’une faute historique constituée par l’esclavage, la colonisation puis l’injustice sociale mais il est aussi libération par la promesse d’un nouvel ordre, de la fin du racisme et d’une certaine forme d’exploitation. Mais à la différence des luttes des prolétaires blancs qui s’expriment en une langue efficace et pauvre, le lyrisme noir fait coïncider la revendication politique avec l’exigence encore plus essentielle de la reconnaissance d’une identité et d’un mode d’être :

«Et ce pays cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes ; que les pulsations de l’humanité s’arrêtent aux portes de la négrerie ; que nous sommes un fumier ambulant hideusement prometteur de cannes tendres et de coton soyeux et l’on nous marquait au fer rouge et nous dormions dans nos excréments…»[9]

On retrouve la plupart des motifs sartriens, qu’ils soient purement conceptuels ou métaphoriques. Ainsi le regard qui constitue simultanément l’aliénation et la liberté dans la relation à autrui est doté d’un ample développement. L’opposition entre contingence et illusion de la nécessité ou encore l’assomption de la singularité par la solidarité sont évoqués successivement :

«Aujourd’hui ces hommes noirs nous regardent et notre regard rentre dans nos yeux ; des torches noires, à leur tour, éclairent le monde et nos têtes blanches ne sont plus que de petits lampions balancés par le vent […] et notre blancheur nous paraît un étrange vernis blême qui empêche notre peau de respirer, un maillot blanc, usé aux coudes et aux genoux, sous lequel, si nous pouvions l’ôter, on trouverait la vraie chair humaine, la chair couleur de vin noir.Nous nous croyions essentiels au monde, les soleils de ses moissons, les lunes de ses marées : nous ne sommes plus que des bêtes de sa faune.»[10]

«Si nous voulons faire craquer cette finitude qui nous emprisonne, nous ne pouvons plus compter sur les privilèges de notre race, de notre couleur, de nos techniques : nous ne pourrons nous rejoindre à cette totalité d’où ces yeux noirs nous exilent qu’en arrachant nos maillots blancs pour tenter simplement d’être des hommes.»[11]

L’épreuve subie par le blanc est donc de nature multiple, elle est politique, ontologique et esthétique. La première est la plus simple à appréhender puisqu’elle concerne le domaine du contenu immédiat de ces poèmes. Césaire publie simultanément Cahier d’un retour au pays natal et le discours sur le colonialisme. La même violence revendicative se lit dans les deux ouvrages qui offrent curieusement une même facture poétique dans la force des images.  Mais c’est l’épreuve ontologique subie par l’occidental qui équivaut à une descente aux Enfers : sa position existentielle passe  d’un seul coup de  la nécessité à la contingence.

«Seigneur Dieu, pardonne à l’Europe blanche !

Et il est vrai, Seigneur, que pendant quatre siècles de lumières elle a jeté la bave et les abois de ses molosses sur mes terres […]

Car il faut bien que Tu pardonnes à ceux qui […] ont dressé( mes enfants) à coups de chicotte, et ils ont fait d’eux les mains noires de ceux dont les mains étaient blanches.

Car il faut bien que Tu oublies ceux qui ont exporté dix millions de mes fils dans les maladreries de leurs navires

Qui en ont supprimé deux cents millions. »[12]

Tout se passe comme si toute l’humanité blanche subissait la même révolution copernicienne de la conscience que le jeune Sartre lors de son expérience malheureuse havraise qui s’est traduite par la rédaction de la Nausée. Rappelons que la fin du roman ouvre la possibilité d’un salut par l’art, première forme d’engagement possible, au moment où Roquentin perçoit l’absolu en écoutant précisément le chant d’une négresse interprétant un air de jazz. La troisième épreuve est d’ordre esthétique, au sens quasi étymologique du terme. La poésie de la négritude offre le modèle d’une nouvelle perception du monde, d’un sens autre de la beauté ainsi que d’une relation singulière au langage.

*Annie Urbanik-Rizk est une ancienne élève de l’ENS de Fontenay-aux-Roses, Agrégée de Lettres Modernes, Docteure en littérature comparée (Paris IV). Elle a enseigné dans le secondaire à Paris et  près du Havre à Montivilliers (76), à l’université à Dublin et au Havre, puis en classe préparatoire aux ENS à Evreux et à Saint-Ouen (93).
Pour citer l’étude :
Annie Urbanik-Rizk, « La poésie de la négritude, épreuve orphique de l’Occident », in : www.cultures-et-croyances.com, Rubrique Education – Littérature & Philosophie, avril 2014.


[1] Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal, éditions Présences africaines, 1983, p. 7

[2] Sartre, Préface à l’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française de Senghor, collection Quadrige, Paris, PUF, 1948, p. XV.

3 Salomon Reinach, La mort d’Orphée dans Revue archéologique,1902, II, p. 242-279.

[4] Sartre,  Préface, p. XVI.

[5] Sartre, Préface, p. XVII.

[6] Ibid .p. XXXIV.

[7] Ibid. p. XXXVII.

[8] Senghor, Poèmes, A l’appel de la race de Saba, section VII, 1936, Paris, Seuil, Points, Poésie, 1973, p. 59, 60.

[9] Aimé Césaire, Cahier, opus cité,p. 58.

[10] Sartre, Préface, p. IX et X.

[11] Ibid. p. X.

[12] Senghor, Prière de paix, in Hosties noires, 1948, opus cité, p. 91.

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