ETUDE – Les Grands Saints de l’Orient

*Etude rédigée par le Professeur Mehssen Macary

Les Maronites représente une communauté qui est l’héritière des Araméens et des Syriaques. Il s’agit d’un patrimoine qui les lie historiquement, culturellement et religieusement à ce qui reste de la gigantesque Civilisation Araméen dans ce Levant. Il est pleinement suffisant de savoir que la langue liturgique des Maronites, qui est la langue Araméen, était celle de Jésus. Il faut souligner qu’il s’agit de la langue internationale entre les pays du Moyen Orient avant même le Grecque, Le Latin et surtout avant l’Arabe.

Les Maronites ont reçu une histoire unique, séparée, établie en soi même et pleine d’attributs bien précis. Aucune histoire de nulle autre communauté libanaise n’a été et ne serait jamais écrite avec autant de détails, avec la même minutie et avec le  même enchaînement historique ; l’histoire des maronites est unique. Nulle histoire, si un jour elle doit avoir la chance d’être écrite, ne sera imaginée comme une unicité et une spécificité, et avec une telle dimension et une telle véracité historique.

L’origine syriaque des maronites leur a offert la potentialité d’être les plus proches des Arabes et des Juifs moralement et héréditairement. La langue, qui représente la plus importante manifestation culturelle, tant dans ce qu’elle signifie en sa profondeur et désigne  les racines, les origines et le patrimoine, met en avant des signes de proximité. Les maronites sont invités à accomplir une mission qu’ils ignorent jusqu’à nos jours, un mystère guide l’existence des maronites au sein  de cette géographie.

Les maronites ont reçu des hommages et une certaine fertilité:  des Saints, des Moines, des Poètes, des Écrivains, des historiens, des Peintres, des musiciens, des Journalistes, et dans tous les domaines: commercial, industriel, bancaire et politique.

Les maronites ont reçu cette montagne « Le Mont Liban » en guise de terre de Liberté, de Sainteté et d’Amour. comme ils ont reçus le peuple du Liban avec ces valeurs et son patrimoine. Un curriculum entouré d’ambiguïté et de problématique il  a été l’origine de mésententes et continue de l’être jusqu’à nos jours.

Leur origine est issue du Nord Ouest de la Syrie où leur père, Maroun a vécu, et ou il a créé leur premier monastère aux rives d’Assi à coté de l’Eglise d’Antioche. L’historien Charles de Clercq avait dit:

« Le Monastère Saint Maroun, ayant l’autorité et le pouvoir sur les citoyens à l’alentour du monastère, a déclaré son indépendance, et a institué  une véridique Eglise et à sa tête un Patriarche » c’est ainsi que l’Eglise Maronite a été instauré et à sa tête un Patriarche choisi parmi ses moines et dont le premier était Jean Maroun « Youhanna Maroun ». L’Eglise Maronite a patiemment supportée d’être brutalement persécuter elle a choisie de refuser cette réalité et de se révolter en laissant la Syrie pour venir se consolider au Mont Liban, le Liban ou vivait dés son jeune âge c’est-à-dire dés le 5eme siècle les adeptes de Maroun et de ses premiers disciples. Et cette relocation s’est faite  fin 10eme siècle avec la destruction du monastère Saint Maroun. Et depuis, la Maronite peuple et autorité, s’est installée au Liban. Voila l’histoire des Maronites: « Elle a perdu un Etat pour retrouver un autre », « Ella a pour naissance un Patriarche et pour fin un Patriarche« .

 L’Eglise Maronite au Liban trouve ses origines aux rives d’Assi et a conservé ses traits originaux et inédits, de naissance monastique et une vie austère et érémitique. Cependant, de savoir comment l’Eglise Maronite a vu le jour en tant qu’Eglise indépendante et à sa tête un Patriarche distingué des autres est resté et est toujours une question suscitant de nombreuses ambiguïtés, et tout ce qu’on connait c’est que son fondateur était un Saint Patriarche nommé Jean Maroun « Youhanna Maroun ».

La Maronite qui s’est édifiée comme une institution sur le crane de « Youhanna Maroun » est alors, dés sa naissance, une énigme qui s’est transformée en une réclamation, en une Cause. Elle est déniée, refusée par sa personne fondatrice, refusée tout au long de son histoire comme Nation, comme Confession, dans sa légalité comme Eglise, dans sa vision autonomiste, dans sa position séparatiste, dans son incarnation politique, et dans son projet de libéralisme. Ces objections se sont déclenchées à l’heure de sa naissance et persistent et peut être continueront. Les Maronites n’ont, de quoi se défendre que quelques mots, des traditions et coutumes qui se sont transmises pendant des siècles, jusqu’à ce qu’elles soient inscrites dans des textes par « Ibn El Kilaii »,  et surtout avec le 57eme Patriarche de l’Eglise Maronite « Estephan El Doueihy ».

Tout au long de ce 7eme siècle des guerres se succèdent. Une guerre entre les Byzantins et les Perses, qui conduit les Perses à Jérusalem, où ils tuent les habitants et volent la Sainte Croix. Ensuite, ils envahissent la Syrie qu’ils détruisent, brûlent et volent. A leur tour les Byzantins avec l’armée d’Hercules le roi, arriveront à Perse où ils abattront, détruiront et restitueront la Sainte Croix. Tout cela était au niveau militaire, et il a bouleversé cette région et surtout l’Antioche le pays des Maronites, et l’a rendu un théâtre de guerre, de mort et de destruction.

Alors qu’au niveau religieux et dogmatique, un bouleversement, un chaos et des changements, qui ne laissent pas place à discerner la réalité du consentement chrétien autour de Jésus: de sa nature, de son pouvoir et de sa volonté. Pour tous Jésus est Dieu, mais quoi dire de l’union entre la divinité et l’humanité en cette suprême personne? Que tant de fois les Empereurs se sont interférés avec leurs périssables opinions, et chacun d’entre eux voudrait imposer ses idées sur la masse des croyants. Les opinions se substituent comme se succèdent les assassinats au sein du palais de Byzance, dix Empereurs en moins de vingt ans. La réalité est perdue, les hommes creusés, et les Empereurs têtus et injustes.

BgD5ERqCQAAVlYN

En l’an 653, après 20 ans de  mobilisation à partir de l’Ile Arabe, les troupes des Musulmans Arabes avancent, et une après une, par force ou par accord, les Cités s’écroulent. Parmi ces Cités était Antioche et ses villes, ou les Maronites se sont installés. Les guerres persistent entre les Byzantins et les Omeyades comme ils étaient entre Byzantins et Perses, et les Maronites sont pris entre deux feux. C’est ainsi que ces guerres et schismes introduiront d’autres guerres tout aussi comme d’autres schismes. C’est le chaos qui règne sur la région.

Au milieu de ces mutations du 6eme et 7eme siècles, qui ont atteints le Levant: guerres entre Perses et Byzantins, Byzantins et Arabes, et disputes internes, et avec touts les conséquences et résultats, les Maronites se sont mis à diriger les yeux vers le Mont Liban cette forteresse et ce refuge. Le Liban ou se sont vus se regrouper, jusqu’à l’heure ou leur Patriarcat s’y est aménagé pour toujours mi 10eme siècle après l’effondrement du premier monastère sur le Assi.

Pourquoi les Maronites ne se sont pas dirigés Est? Parce que là-bas était le royaume des Omeyades et des Abbassides. De même, ils ne se sont pas dirigés vers le Nord puisque c’est en haut l’Empire Byzantin. Il ne leur reste que le Mont Liban qui constitue l’étendue naturelle de leur pays d’origine, avec le Liban c’est aussi l’Ouest, et c’est la mer qui est à l’Ouest, la mer qui va les appeler pour voyager là ou leurs ancêtres sont partis, pour Rhodes, Chypre, Malte, Europe et l’Amérique, dans une migration continue dont les chapitres ne cessent de se répéter. Ils sont arrivés au Liban en suivant la rivière du Assi à son origine la région d’Hermel. Où ils ont escaladés la montagne pour habiter ses sommets désertiques sauf dans quelques éminentes contrées comme au « Jibbe », à « Bcharre » et à « Ehden ». De même ils ont habités son centre, où ils se sont intégrés avec les habitants des villages chrétiens comme eux. Le 9eme siècle n’était pas encore achevé que les Maronites avaient déjà pris pieds au Sud du Liban où ils ont peuplés les monts de « Haramoun »  et du « Cheikh ». Le fait de prétendre et de postuler que l’ expansion des Maronites tout au long du Liban était que se soit par voie d’acquisitions selon le prototype Sioniste, ou que la terre leur était octroyé par un présumé bienfaiteur et par pitié, ou enfin que les Maronites ont conquis la terre de ses propriétaires, des présomptions qui n’ont rien à avoir avec la réalité et qui n’ont et ne seront jamais éprouvés. Les Maronites ont étés chasser, sans habits et pieds nus, après avoir étés calomnier, voler, leurs ermitages détruits et leurs églises abattues. Et les endroits qu’ils ont peuplés étaient des terres arides, c’étaient les nids des faucons et les grottes des animaux sauvages. L’histoire n’a jamais évoquée les Maronites comme étant des conquéreurs, mais le monde ne les a pas accepté.  Ils ont adorés la liberté c’est pourquoi ils ont choisis les régions les plus ardus pour y vivre et respirer. Et là où ils se sont installés, ils ont étés des instructeurs agronomes et ils ont transformés l’aride et l’infertile en verdure et en vie. Mais ils ont étés inlassablement tout au long des siècles, une communauté de pauvres qui n’a pour allié que la sueur et la fatigue.

Pendant 5 décennies l’histoire ne dit rien des Maronites, un silence mortel, comme si les Maronites n’existaient pas ou comme s’il n’était pas tolérer de signaler combien les Maronites ont supportés de tyrannie et d’injustice. Mais le monde reste bien conscient de leur existence, demeurant inlassablement les monuments de la liberté dans cette partie  du monde.

Plus digne que la résistance et la ténacité vis-à-vis des Empires et de leurs hégémonies, c’était la légende de leur résistance et de leur réussite à l’encontre d’une nature sauvage et dure et que les Maronites ont soulignés par sang et sueur. S’il a été possible à cette nature de s’exprimer, elle l’aurait  fait tout juste pour nous raconter sa relation avec les Maronites, et l’ensemble des rencontres entre les deux, au début une confrontation entre des ennemies, qui s’est transformée  en une relation d’attachement, pour enfin devenir une grande histoire d’amour. La terre pour les Maronites est devenue: la femme, la mère, l’épouse, la fille et l’amante, eux qui sont venus orphelins, délaissés par leur mère l’Antioche, frappés par leur frère le Jacobin, volés par leur gouverneur l’Omeyade, et trahis par leur roi le Byzantin.

Au début c’était la terre, ils l’ont pris pour épouse et elle est devenue la mère des enfants, ou c’est elle qui les a adopté, les a hébergé, elle a hébergé les orphelins  après tant de privation. Dans tout les cas ils l’ont aimés comme elle les a aimé. Ils l’ont habillés des plus belles  couleurs et ornements, ils lui ont plantés des tentes et des trônes: des oliviers, des figuiers, des mûriers et des vignes, sous l’ombre des Cèdres du Liban. Pour qu’elle devienne sublime, devienne la plus belle et la plus attirante dans les yeux du monde entier, Est et Ouest, et elle s’est imprimée dans leurs yeux et dans leurs âmes.

Combien de fois ont-ils tentés de séparer les deux, de séparer l’Homme de sa Terre? Combien de fois ont-ils essayés de le tuer ou de le pousser à émigrer? Une fois massacré, avait le sang mêlé avec la terre, et toutefois poussé à quitter et à émigrer, la nostalgie le pousse à revenir mille fois le jour même entre le  levé du soleil et son couché. Nul d’entre eux n’est prêt à se séparer de l’autre, une relation indissoluble, un mariage maronite qui ne sera jamais brisé, jamais rompu. Un pacte pour la vie entière. De se séparer était la manifestation la plus étincelante de s’unir, alors que le fait de s’abandonner était la plus majestueuse expression de fidélité et d’harmonie.

Combien de fois la Terre a été violé et usurpé? Combien de fois elle a été démoli? Chaque génération est témoin, et partout des témoignages. Y a-t-il un village maronite qui n’a pas vu ses plantations se détruire, ses murs s’écrouler, ses maisons se démolir une fois suivie par une autre?  Il suffit de consulter ce que l’historien de l’Eglise Maronite, le Patriarche Saint « Estephan Doueihy » a écrit pour bien comprendre que les villages des maronites étaient l’expression d’un grand amour, étaient une histoire d’amour, pleine de bonheurs comme de malheurs. C’est ce qui fait de ces villages l’étendue du corps, le corps des hommes, la terre mélangé avec la sueur de leurs fronts, le sang de leurs martyrs, les cendres de leurs morts, donne à ces villages une personnalité vivante, qui a dans la vie et dans la mort ce que l’homme a de respect et de dignité. Ces villages, qui périssent et ressuscitent, comme l’homme décède et revit par ses descendants. Alors, ils vivent et s’édifient par les même pierres et avec la même argile , ce qui fait de ces villages des êtres vivants comme tout être vivant,  les ruisseaux ses veines  les vallées son ventre, les eaux son  sang, les forets ses reins, les grottes ses oreilles, les sommets des fleurs, et ses pieds se plongent sur les collines dans la mer. Ils deviennent la mariée du Psaume des Psaumes « Vient avec moi du Liban et tu seras couronnée ».

Ce concept de la Terre est une innovation que le Maronite a introduit à l’Orient. L’Orient qui du temps ne connaissait que la vie des « Bédouins  « , la vie des nomades, de même que le concept impérial, cette vue abusive qui limite la notion de la terre au royaume, et le royaume revient à l’Empereur, qui est le seigneur, le maître absolu. Tant de fois le seigneur était lui même le pillard, que se soit l’Abbasside, le Fatimide ou l’Omeyade, la terre n’a d’importance pour eux que pour être usurper. Alors que la terre asservie se voit délaisser, et vider de sa paroisse, notamment des lieux les plus fertiles, pour s’évader à tout sorte de tyrannie. Les Maronites avaient choisis les sommets arides et sauvages de la montagne libanaise, fracassent et déplacent ses rochers, aménagent  son marne, pour après les accrocher en des escaliers verts au dessus des descentes des vallées. Pour vivre ensemble une imaginaire devise, une relation de vie, d’affection et de sort. Elle n’est plus, avec la nouvelle conception maronite, une des esclaves aux Harems, qui s’use, s’exploite, se méfie, s’humilie pour être jeter, mais elle est devenue la mère libre, l’épouse révérée qui s’est délivrée de l’esclavage avec la sueur du front et le sang du cœur.

Ce même concept de la Terre était également inédit pour ce que l’Orient des « Bédouins » connaissait, pour ceux qui n’ont connus de la terre que le décampement  et la fuite  à l’heure ou se trouve en défaillance de pâturage ou de pénurie d’eau Le « Bédouin » n’habite pas une terre, mais réside sa famille et sa tribu. Alors il se présente comme étant l’enfant de telle famille ou tel tribu, et non pas comme le feront les Maronites qui se présentent eux même comme originaires de tel village ou de tel autre: « Hakleni » Hekal, « Hasssrouni » Hassroun, « Hednani » Ehden. La relation des Maronites avec la Terre est une adhérence sanguine et divine, elle est un lien de sang comme elle est un rapport de nom. Sa marne se trouve mêlé par leur sang et son nom par leurs noms. L’histoire des Maronites ne se conçoit que lorsque les légendes des muriers, des oliviers, des vignes, des chemins et des pierres se déchiffrent. Leur histoire ne se comprend qu’après avoir lu les histoires des villages de cette  montagne.

Pourquoi ils ont étés battis de cette façon? Pourquoi aux vallées? Pourquoi sur les sommets? Pourquoi ne peut on pas y pénétrer que par un  seul  passage? Sont ils des forteresses, des ponts, des bastions, des refuges, des grottes ou des phares?

Dans chaque parcelle de terre des villages maronites se trouve une histoire, la Terre est l’arbre de famille chez les maronites. Ainsi les poètes maronites ont introduit  un nouvel  héritage qui a été ignoré, et qui consiste à chanter la terre, la nature, la marne et l’air. Un goût unique parvenant d’une expérience unique et éminente qui s’est imprimée dans leur esprit, tout au fond de leur émotions, dans les prières liturgiques, avec les lignes des essoufflements sur leurs mains et sur les rides de leurs fronts. La bas ils ne s’arrêteront pas sur  les décombres pour pleurer, mais pour saisir la vie dans sa profondeur et ses dimensions. La Terre est leur partenaire au bonheur et au malheur, elle connait la vie et la mort comme tout être vivant, elle est sa fortune, et c’est elle qui a permis aux paysans du Mont Liban de se comparer à l’Empereur d’Istanbul. Cette même terre est pour les saints parmi, eux « Saint Charbel », symbole du royaume céleste.

Avec cette nouvelle conception de la terre, les Maronites ont introduits la notion de la Nation, ils ont aménagés la terre pour devenir Nation. Une nouveauté introduite à l’Orient, qui depuis le troisième millénaire avant Jésus Christ jusqu’à l’Empereur « Abed El Hamid » n’a connu que l’Empire Nationalisé, qui associe l’homme à son cadre idéologique et fait dissoudre la terre dans son ampleur impériale. La terre signifie le pâturage, le peuple est la paroisse, et la terre avec tout ce qui est sur elle sont la propriété de l’Empereur. L’homme est le salarié du Sultan, qui n’a de liberté dans sa vie, sa vie appartient au Roi, et n’a pas de liberté dans sa religion,  les peuples sont à la religion de leurs seigneurs.

Alors que les Maronites sont nés en tant qu’antonyme, des méconnaissables aux Empires, qu’ils soient politiques, religieux, linguistiques ou racistes. Et ils se sont dirigés du sens contraire comme le « Assi » où ils avaient vécus, le « Assi » contrairement à tout les fleuves de l’Orient se dirige vers le Nord alors les Maronites ont suivis son sens contraire du Nord vers le Sud, vers le Liban pour aborder sa source, son origine, par l’esprit comme par la vie, et puisqu’ils n’ont pas acceptés que leur existence émane d’une seule volonté, ils ne se sont pas accolés à aucun Empire, ni Omeyade ni Byzantin. En principe, et de cette façon les Maronites ont cassés toutes les conceptions qui ont dirigés les responsables, ils ont déniés toute souveraineté étatique. Une posture qui a constitué le premier acte constitutif  de l’Etat au sein d’un monde cédé à la volonté de l’Empire. Tandis que l’Etat est soumis à la volonté du peuple, alors que l’Empire s’assimile à un system infligé. La première est une démarche historique, alors que la deuxième est un sujet métaphysique. La première est une entrée dans les mutations, alors que la deuxième constitue une stabilité pour les constances. Ainsi, n’est nullement surprenant que le « Khalifa Omeyade » et « l’Empereur Byzantin » se sont alliés pour exterminer les Maronites. Celui là et l’autre ont sentis le danger que forme ce penchant distinct vers la Nation, sur la monarchie totalitaire.

Les maronites ont restés fermes vis-à-vis des deux Empires, et ils ont supportés pendant des générations et des générations ces montagnes indomptés, d’où ils ont élevés la voix pour éveiller le  sommeil de l’Orient, pour inviter les passagers à un nouveau voyage pour explorer la terre et pour construire l’Etat. Ainsi, l’idée de l’Etat a connue son étendue pareillement à l’ampleur que les Maronites ont occupés. Ils ont essayés sans avoir peur, pour parfois réussir et parfois échouer. Et à l’heure même ou l’Occident discute l’idée du Nationalisme Etatique fin 19eme siècle, les Maronites l’ont trouvés un vigoureux fondement pour ce qu’ils cherchaient à instaurer, ils l’ont adoptés pour se trouver en bataille avec le logique oriental et en même temps l’Empire Ottoman, pour payer très cher avec des milliers de morts. Etrange était leur ténacité, avec un nombre très restreint et de mauvaises  conditions de défier l’Empire Ottoman. Pendant un demi siècle, les indigences des années 60 et la misère de la première guerre mondiale, les Maronites ont expérimentés aux niveaux de la spiritualité, de l’esprit et de la vie, les plus grandes expériences, tandis que « Charbel », « Hardini » et « Rafka » s’élèvent vers Jésus en Saints de l’Eglise, les autres étaient en train de se plonger dans des aventures politiques et philosophiques. Les premiers, les Saints cherchaient leur pays au ciel, alors que les seconds cherchaient leurs pays sur la terre, la terre de l’Orient, et tous deux ont payés ce qu’ils leur  faut d’efforts et de sacrifices pour leurs pays.

Les Maronites étaient les premiers à chercher un Etat, un Etat qui a pour fondements: la Terre, la Langue et l’Histoire. La Terre a été déjà préparé, alors qu’ils ont adoptés la Langue Arabe, car l’Arabe n’était pas leur langue, mais ils l’ont maitrisés pour qu’elle devienne d’eux et eux d’elle. Reste l’Histoire, même si l’histoire Arabe n’est en rien leur histoire, ils se sont liés à cette histoire en s’usant des légendes. Et ils se sont rappelés qu’ils sont d’Antioche et de tout l’Orient.

Les Maronites ont tant supportés, parfois ils ont échoués, et parfois ils ont réussis, mais peu importe, ce qu’on connait bien c’est que les Maronites ont eux même apportés les pensées, les idéologies et même les partis  politiques à l’Orient. Pour eux ils n’ont que cette  montagne, le Mont Liban, qu’ils sont parvenus à instituer, ils l’ont voulu comme étant idéal, un précédent en Orient où se coexistent toutes les catégories du  peuple. Un laboratoire de coexistence et de refuge. Pour ce rêve ils ont abandonnés leur nom:  » Maronites du Mont Liban », pour le Liban au temps du mandat, le Liban au visage Arabe avec l’indépendance,  puis le Liban Arabe, et de nos jours on cherche une autre dénomination….En tout cas les Maronites sont redevenus sans abris, en s’oubliant, en abandonnant leur origine, en perdant leur identité Maronite, une identité que le monde ne peut jamais oublier, mais qui peut oublier le « Saint et Savant comme un Maronite ». Aujourd’hui voila de nouveau les Maronites délaissés, vagabonds comme ils sont venus de l’alentour d’Antioche, et ils n’ont pas de pays. Et ils n’ont plus, comme autrefois, nul habitat, après que leur rêve se soit disperser, et ce petit pays s’est éparpillé, il ne leur reste après ce jour que la Maronite pour s’y refugier avec tout se qu’elle signifie de spiritualité  et de volonté de liberté. Les Maronites ont reçus ce que personne ou quiconque n’a reçu, le Liban se trouve en danger. L’ambition de présider est légitime puisqu’elle  ajoute à la vie politique un goût, un enthousiasme et un but, elle fait part de votre responsabilité envers le Liban. Mais le Liban reste plus important que la présidence et l’histoire juge les présidences et les présidents à travers le Liban. Que nos ambitions présidentielles  ne nous laissent  pas s’étourdir ou se tromper  dans nos choix ou décisions , et qu’on pense davantage à notre pays et non a notre poste quel qu’il. Soit  . Le plus grand danger réside dans cette  légèreté, cette nonchalance, ce soif de pouvoir , cet égoïsme,  A quoi nous sert le monde ,s’il arrive qu’on  le gagne , mais que malheureusement  on se perd nous même, et notre pays avec ?  Et le Liban ce sont les maronites.

*Mehssen Macary est Professeur, consultant privé en politiques publiques, stratégie de négociations et diplomatie. Il a commencé sa carrière en qualité d’avocat, métier qu’il a exercé pendant près de 8 ans avant de se lancer dans la formation de pointe. Mehssen est titulaire d’une Licence de la Holy Spirit University de Jounieh, d’un Mastère de l’Université de Beyrouth, d’un Mastère en stratégie de négociation et diplomatie de l’Université Jean Monnet (Paris-Sceaux) et d’un doctorat (PhD) de la Harvard Law School. 

Depuis janvier 2014, il est également Ambassadeur de Cultures & Croyances au Liban. Pour le joindre, n’hésitez pas à nous écrire : contact@cultures-et-croyances.com

Pour citer l’étude :

Mehssen Macary, « Les Grands Saints de l’Orient », in : www.cultures-et-croyances.com, Religions & Spiritualités – Christianisme, avril 2014.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sites Partenaires

Observatoire de la Laïcité - Institution rattachée au Premier Ministre
Ordre Monastique Vaisnava
Le MENA Post
Archer 58 Research - Think-Thank en économie et sciences sociales
Conseil Représentatif des Sikhs de France
The Ahmadiyya Muslim Community International
Site l'Economiste - Tous les décryptages sur l'économie
UNICEF France, Association Humanitaire pour la survie des enfants dans le monde
Financial Afrik - Toute la finance africaine
Coexister - Mouvement Interreligieux des Jeunes
Observatoire de la Laïcité - Institution rattachée au Premier Ministre
Ordre Monastique Vaisnava

Abonnez-vous!

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation !