ETUDE – L’hindouisme, tradition du savoir

*Etude rédigée par le Swami Advayananda

Dernièrement, j’étais à Johannesburg en Afrique du Sud pour participer à une réunion inter-religieuse africaine sur la vision des religions concernant les minorités sexuelles. Cette rencontre devait durer trois jours et chacune des traditions présentes (chrétienne, musulmane et hindoue) devait faire l’ouverture de la journée par une présentation de sa tradition.

Les deux premiers jours, on ne parlait que d’églises et de mosquées, que de Bible et de Coran. Jamais aucun autre lieu de culte n’était mentionnait et encore moins d’autres textes sacrés des religions « minoritaires » qui existent de par le monde. Mon tour est arrivé le troisième jour, en tant que « swami« , c’est-à-dire « moine hindou », d’exposer ma vision de l’hindouisme sur le sujet.

Avant de commencer, je demandais à la noble assistance composée de pasteurs, d’évêques, d’imams, de prêtres, etc. si elle pouvait me donner le nom du livre de base du bouddhisme. Personne ne put me donner le nom du Dhammapâda, encore moins le livre sacré des Sikhs ! Quand je demandais à mes amis de me donner le nom des premières Écritures de l’hindouisme, une dame me cita la Bhagavad-Gîtâ alors que ce texte est un résumé de textes antérieurs. Alors, je leur montrai la copie que j’avais des premiers livres des Hindous, en anglais « The Holy Vedas« .

Souvent on entend parler des « religions du Livre » qui ne regroupent que les juifs, les chrétiens et les musulmans. Cette expression de « religions du Livre » est presqu’une insulte aux autres religions, surtout orientales, car elle sous-entend que seules ces trois religions arabo-sémitiques ont des textes sacrés et pas les autres. Il y a là je crois une évolution linguistique à entamer.

Les Shâstras, textes religieux hindous

En fait, les Védas sont aussi vieux que la Torah. Que sont les Védas ? Quand et où ont-ils été composés ? Il y a deux catégories de textes dans l’hindouisme : la Shruti (la Révélation) et la Smriti (les textes composés).

La Shruti ne concerne que les Védas. Le mot « Véda » signifie « savoir, connaissance ». Selon la tradition hindoue, les Védas sont des révélations que les sages de l’époque védiques ont eues pendant leurs méditations. Il y a quatre Védas : le Rg-Véda, le Yajur-Véda, le Sâma-Véda et l’Atharva-Véda. Pendant très longtemps, les trois premiers ont été les seuls à être considérés comme faisant partie des « pramânas » – des textes faisant autorité.  Les Védas constituent probablement la littérature religieuse la plus imposante du monde, vu le nombre de textes qui les constituent.

Pendant des siècles, ces textes étaient appris par cœur et ensuite transmis oralement par le guru (maître) à son shishya (disciple). Chaque texte, surtout ceux du premier Véda, était gardé dans les clans, les tribus et les groupes de population qui habitaient une région probablement du Caucase avant qu’une partie de la population aryenne ne migre vers le subcontinent indien (thèse remise en cause par certains en Inde).

L’Inde antique ne donnant pas d’importance au temps historique, on ne sait pas exactement quand eut lieu le transfert de l’oral vers l’écrit. La tradition retient que le fils du sage Parâshara, Krsna Dvaipâyana, fut celui qui compila les Védas sous forme écrite. C’est la raison pour laquelle on l’appelle « Véda Vyâsa« , le compilateur des Védas.

Les Védas sont traditionnellement divisés en quatre parties : les Mantras ou hymnes, les Brâhmanas ou rituels, les Âranyakas ou réflexions philosophiques et le Védanta ou Upanishads, les enseignements spirituels. Chacune de ces parties accompagne l’individu dans son parcours de la vie sur le chemin spirituel. Les Mantras sont appris par les brahmachârîs, les étudiants védiques. Les rituels concernent les chefs de famille appelés en sanskrit « grhastha« . Les Âranyakas s’adressent aux Vânaprasthas, les »retraités » et les Upanishads concernent les renonçants, les « sannyâsîs« .

La tradition hindoue reconnaît que l’être humain a quatre purusharthas, quatre buts dans la vie : la sécurité (artha), la satisfaction du désir (kâma), le dharma et la libération spirituelle (moksha).

La société hindoue évoluant, les textes anciens devenant de plus en plus sacrés donc secrets car réservés à une caste de prêtres, une nouvelle forme de littérature religieuse vit le jour : les Purânas. Le mot « purâna » veut dire « ancien ». Selon la tradition, ce sont des histoires très anciennes, mais en réalité, il s’agit plus de textes mythologiques destinés à promouvoir le culte de telle ou telle divinité – ou plutôt de formes de la Divinité.

Si les Védas sont au nombre de quatre, les Purânas se comptent par centaines dont cent-huit sont considérés comme majeurs. L’époque védique ne connaissait pas les temples mais les yâgashâlas, des salles de sacrifice en bois dont il ne reste aucun vestige. Ici le mot « sacrifice » signifie principalement « offrandes » offertes dans le feu. Par contre, avec l’apparition des Purânas, le culte de la forme prit de l’ampleur. Des temples en dur ont fait leur apparition pour atteindre leur apothéose au Moyen-Âge hindou avec la construction des temples citadelles du sud de l’Inde.

Les Purânas se regroupent principalement en trois groupes : les Shiva Purânas, les Vishnu Purânas et les Shakti Purânas. Au travers des histoires mythologiques, l’enseignement des Upanishads est donné par l’utilisation de personnages symboliques. C’est une littérature qui correspond à la société de l’époque. La tradition attribue la composition des Purânas au sage Véda Vyâsa, le compilateur des Védas.

Ensuite arrivent les épopées hindoues – relativement connues en Occident : le Mahâbhârata et le Râmâyana. Des histoires mythologiques, on passe à un contenu plus guerrier tout en diluant le message spirituel. Le passage le plus connu du Mahâbhârata est la Bhagavad-Gîtâ – tellement connu que certains pensent qu’il s’agit d’un livre à part. Le premier de ces livres aurait été composé par Véda Vyâsa et le second par Vâlmikî.

Toute cette littérature – la plupart des textes étant en vers – montre le génie littéraire de l’Inde ancienne.

Ekam sat viprâ bahudhâ vadanti – la Vérité est Une mais les sages en parlent de diverses façons

L’hindouisme n’est pas qu’une religion, ni qu’une philosophie, ni qu’un art de vivre, etc. C’est un océan de traditions millénaires basées sur l’enseignement d’innombrables maîtres appelés « gourou ». Ce mot galvaudé en Occident signifie « celui ou celle qui donne la connaissance ». Contrairement aux traditions chrétiennes, musulmanes et bouddhistes, l’hindouisme n’a pas ni fondateur unique ni texte sacré unique. Ce faisant, des écoles les plus diverses ont vu le jour – depuis « l’athéisme le plus dur jusqu’au monisme le plus pur ». Traditionnellement, il y a six écoles de philosophie hindoue (Shad-darshana) : le Nyâya, le Vaisheshika, le Sâmkhya, le Yoga, le Mimâmsa et le Védânta. Certaines de ces écoles existent toujours, principalement le Yoga et le Védânta.

Polythéisme ou monothéisme hindou ?

Quand on parle de religion, on a tendance à classer l’hindouisme comme étant une religion polythéiste, vues les innombrables formes que l’on trouve sur les temples. L’hindouisme a « inventé » le concept de « mâyâ« , l’illusion. Dans ce domaine aussi, l’illusion fonctionne parfaitement – non seulement pour les gens extérieurs à la tradition mais aussi pour les Hindous de base.

Tous les temples hindous depuis le haut Himalaya jusqu’au Kwazulu-Natal en Afrique du Sud, en passant par les Mascareignes dans l’océan Indien, les îles Fidji dans le Pacifique et les Antilles ont au sommet de leur lieu le plus saint un kalasha, un pot se terminant en pointe vers le haut, indiquant l’infini. La tradition hindoue que l’on appelle en sanskrit le Sanâtana Dharma (le Dharma ou Loi Eternelle) est en fait un école pour réaliser l’Infini sans nom et sans forme.

Les innombrables statues ne sont que des formes du Sans-forme ou pour parler plus clairement des qualités de l’Âme Suprême (Paramâtmâ). Pour en avoir une idée claire, il faut traduire en français les mots sanskrits utilisés comme noms pour les divinités. Ainsi nous apprenons que Ganesha signifie le Seigneur des Êtres, Shiva est l’absolument bon, Vishnu la totalité, Brahma le Grand, Lakshmî la Prospérité, etc. Les statues sont en fait comme des indications d’une qualité du Divin sur laquelle le fidèle est appelé à se concentrer afin de la  réaliser.

L’autre preuve que l’hindouisme n’est pas synonyme de polythéisme idolâtre c’est que les statues peuvent être remplacées par d’autres représentations. Ainsi Shiva peut être symbolisé par une statue, un diagramme, un pot de plénitude (pûrnakumbham), une image, un symbole phallique (lingam), un trident ou tout simplement par une feuille de l’arbre bilva (aegle marmelos). Il en est de même pour toutes les formes ou divinités.

Une autre démarche est l’analyse des litanies des noms que l’on récite lors des prières ou des  rituels. Nous retrouvons les noms de Brahma et de Vishnu dans les litanies dédiées à Shiva et inversement. Cela nous indique bien que les différences ne sont en fait qu’apparences illusoires (encore Mâyâ!).

Cosmologie

Il semblerait que la notion du zéro soit une création des Hindous antiques. Les Védas étant renforcés par des textes auxiliaires (Védângas et Upavédas), les mathématiques servaient au calcul non seulement dans l’architecture mais aussi dans la cosmologie.

La mesure du temps céleste est, d’après les Hindous, 360 fois celle des hommes. En d’autres termes, un jour de 24 heures cosmiques équivaut à 360 jours humains ou 1 année terrestre, et 360 années terrestres équivalent à 1 an céleste. 12 000 ans célestes ou cosmiques constituent un mahâyuga ou cycle de quatre yugas, soit en années terrestres: 12 000 x 360 = 4 320 000 années.

         Selon le calcul en vigueur,

– le Kaliyuga dure 1200 ans cosmiques soit 432 000 années humaines (A.H)

– le Dwâparayuga      2400 AC x 360 = 864 000 A.H

– le Trétayuga            3600 AC x 360 = 1 296 000 A.H

– le Satyayuga            4800 AC x 360 = 1 728 000 A.H.

La somme de ces quatre périodes constitue un mahâyuga, soit 4 320 000 A.H

1000 mahâyugas forme une journée de Brahma.

 » Le temps est l’intervalle entre deux événements.  » L’événément le plus petit mesurable à l’échelle humaine est le claquement des doigts, mâtra en sanskrit. Le tableau suivant donne les différentes mesures de temps d’après les Hindous traditionnels (base : calendrier tamoul).

Nom hindou

 

Durée internationale

1 nodi = 1 kannimai = 1 mâtra

2 mâtra = 1 chipra

10 chipra = 1 gânam

12 ganam = 1 vinâdi

60 vinâdi = 1 nâjigai

7 1/2 nâjigai = 1 sâmam

4 sâmam = 1 pagal ou 1 iravou

1 pagal + 1 iravou = 1 nâl (jour)

15 nâl = 1 paksham (quinzaine)

2 paksham = 1 mâsa (mois)

12 mâsa + 5 nâl  = 1 ândou (année)

60 ândou = 1 pérândou

7200 pérândou = 1 kaliyouga

2 kaliyouga = 1 dwâparayouga

3 kaliyouga = 1 trétayouga

4 kaliyouga = 1 satyayouga

10 kaliyouga = 1 mahayouga

71 mahayouga = 1 manwantara

14 manwantara = 1 kalpa

360 kalpa = 1 brahmânda

100 brahmanda = 1 Brahmadina*

1000 brahmadina = 1 Vishnoudina

1000 vishnoudina = 1 shivadina

1000 shivadina = 1 shaktidina

 

* dina = jour

1/10 de seconde

2/10 de seconde

2 secondes

24 secondes

24 minutes

3 heures environ

12 heures environ

1 jour de 24 heures

1 quinzaine

1 mois

1 année

1 cycle de 60 ans

432 000 ans

864 000 ans

1 296 000 ans

1 728 000 ans

4 320 000 ans

306 720 000 ans

4 294 080 000 ans

1 545 868 800 000 ans

154 586 880 000 000 ans

154 586 880 000 000 000 ans

154 586 880 000 000 000 000 ans

154 586 880 000 000 000 000 000 ans

 

 

Comme nous le voyons, l’hindouisme n’est pas que temples et statues !

Karma et Dharma

Deux notions très particulières à l’hindouisme sont celles du karma et du dharma. Ces notions sont importantes à comprendre car elles nous permettent de mieux connaître (sans forcément approuver) la société hindoue basée traditionnellement sur le système de castes.

Le mot « karma » signifie « action ». Toute personne a en fait le choix de ses actions, plus que les animaux car ceux-ci n’ont pas le discernement aussi développé que chez les humains. Et des actions nous en faisons à chaque instant, non seulement physiquement mais aussi verbalement et mentalement. L’hindouisme dit que tout karma donne un résultat, un karmaphalam. Vues les innombrables actions que nous faisons dans une vie, nous ne pouvons pas forcément en récolter tous les fruits d’où la nécessité de la réincarnation. Cela sous-entend que tout être vivant et surtout les humains n’arrêtent pas de naître et de mourir sans cesse ! Ce cercle vicieux de karmas et de karmaphalam se nomme le samsâra.

Où sont gardés les résultats des actions ? Toujours selon cette loi dite du karma, toute action faite laisse une trace dans notre mémoire.  Notre personnalité est donc la somme de ces mémoires appelées en sanskrit « vâsanas ». Ce sont les vâsanas qui nous font agir de telle ou telle manière – surtout si nous ignorons leur existence ! Le chemin spirituel a pour but de nous mener à observer les vâsanas quand ils se manifestent dans notre vie de tous les jours, à apprendre à les connaître afin de les sublimer en les transformant en énergie spirituelle.

Selon notre personnalité, nous agirons dans tel ou tel domaine. Ainsi celui qui a une prépondérance de vâsanas spirituels ira plus facilement vers l’enseignement. Celui qui a des vâsanas d’échange avec bénéfice ira vers le commerce., etc;

Mais la société hindoue ancienne a voulu régir la vie des hommes dès leur naissance. Ainsi est né le système de castes (en sanskit « varnas ») tant décrié de nos jours. Le problème n’est pas tellement la naissance dans telle ou telle caste mais surtout le fait qu’il y avait cloisonnement plus ou moins étanche entre celles-ci.

« Chacun a sa place ! » comme dans une équipe pour faire que l’ensemble avance harmonieusement. Malheureusement l’idéal ne correspond pas à la réalité. Les castes « supérieures » dominant en général des castes « inférieures », la seule possibilité de sortir du système des chaturvarnas (quatre castes) est le « sannyâsa », le renoncement à son dharma, à sa fonction dans la vie sociale en devenant moine ou nonne.

Mais la loi du karma n’est pas qu’individuelle (vyashti), elle est aussi collective (samashti). Nous ne pouvons donc pas tout porter sur notre dos. Nous devons tenir compte du karma collectif (samashti karma). Mais nous n’avons pas toutes les données en ce qui concerne ce dernier car collectif ne veut pas forcément dire seulement humain mais a aussi des connotations cosmiques. Là encore la porte de sortie nous est fournie par l’hindouisme sous sa forme du jñâna-yoga (le yoga de la connaissance) : sortir du superficiel pour aller au plus profond de soi, sortir du karma pour aller au jñânam (la connaissance) en réalisant que notre personnalité est surtout nishkarma (non-action), totalement différent d’inaction (akarma). Ce niveau de notre personnalité au-delà du corps physique, du mental et même du subconscient s’appelle l’Atman ou le Soi.

Par cet enseignement, l’hindouisme rejoint les grandes traditions initiatiques qui aident l’individu à réaliser son svarûpa, sa véritable nature et à déclarer ensuite comme le fait le grand Shankarâchârya dans son poème le Nirvâna shatkam (Six Versets sur le Nirvâna) : « Chidânanda rûpah shivo-ham shivo-ham ! De la forme de la conscience-plénitude, Je suis Shiva! Je suis Shiva ! » Comme nous le voyons, Shiva n’est pas quelqu’un mais l’état de réalisation ou de libération spirituelle appelé aussi moksha.

Cette réalisation de notre propre nature nous aide à comprendre le minuscule passage du Yajour-Véda : « Pûrnam adah pûrnam idam pûrnât pûrnam udacyate pûrnasya pûrnam âdâya pûrnam eva avashishyate ! Cela est plénitude ! Ceci est plénitude ! La plénitude procède de la plénitude ! En enlevant la plénitude de la plénitude, il ne reste que la plénitude ! » Cela ressemble presque à un koan zen mais c’est la réalité !

Comme nous le voyons, l’hindouisme dont se réclame près d’un milliard de personnes est une tradition très ancienne mais toujours d’actualité car il évolue en tenant compte des nouvelles donnes de la société. En apparence, le Sanâtana Dharma est compliqué mais en y regardant de plus près, nous réalisons la grandeur des sages – hommes et femmes – qui nous ont transmis et nous transmettent toujours leurs enseignements afin que nous réalisions la plénitude de notre personnalité.

Om Shântih shântih shântih !

Om ! Paix ! Paix ! Paix !

* Le Swami Advayananda Sarasvati est le responsable de l’ArshaVidya Ashram. Après ses études au lycée de Guéret, (Creuse) puis à l’IUT de Paris et deux années de langue chinoise à Paris-Dauphine, il retourne dans son île natale pour travailler. Voulant apprendre la langue tamoule, il prend des cours avec le prêtre du temple hindou de St Paul (Réunion) et s’initie au fur et à mesure aux prières et aux rites hindous. Il participe activement aux différentes pénitences hindoues de la Réunion (Kâvadi, Marche sur le feu, ect.)

Pour citer l’étude :

Swami Advayananda Sarasvati, « L’Hindouisme, tradition du savoir », in : www.cultures-et-croyances.com, Rubrique Religions & Spiritualités – Hindouisme, janvier 2014.

One Response to ETUDE – L’hindouisme, tradition du savoir

  1. Alan Smith 13 janvier 2014 at 12 h 27 min

    Un article très intéressant et détaillé. Cependant, je serais malheureux à l’idée de la réincarnation. J’aime à croire que cette vie est ma première et dernière vie. Je ne veux pas répéter ce cycle.

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