Mise à jour du « Boson de Higgs »

A chaque période de l’histoire, les chercheurs, théoriciens et physiciens ont été confrontés à des difficultés variables qui, une fois résolues, constituent de substantiels progrès réalisés par la science ; ces découvertes ont ouvert d’autres horizons permettant ainsi à plusieurs autres recherches de venir s’y enchevêtrer.

Un des défis majeurs de la deuxième moitié du XXème siècle fut la traque et la recherche d’une particule hypothétique appelée « Boson de Higgs » dont l’existence a été proposée par le physicien écossais Peter Higgs, suite aux travaux qu’il a menés dans les années soixante. En réalité, cette hypothèse complétait un modèle plus général, le modèle standard de la particule élémentaire, composant chaque corps physique ; le boson représentait alors le maillon manquant à cet anneau de ferraille afin que cette théorie soit valable, au sens scientifique du terme. Elle reliait en effet différentes notions et expliquait  des phénomènes jusque là bien incompris.

Au mois de juillet 2012, les chercheurs travaillant sur les résultats fournis par le LHC[1] (Large Hadron Colllider), un accélérateur de particules hyperpuissant annonçant la mise à jour du fameux boson ; ils émettent ainsi une probabilité de 99.99997 % de présence de cette particule, expérimentalement. Un chiffre, peu parlant à notre échelle, mais dont le détail des expériences menées, leur difficulté de mise en œuvre, l’extrême finesse des instruments de mesure utilisés et surtout l’importance des résultats obtenus permettent et imposent ce genre de précision.

Nous avons ici un exemple manifeste du progrès technique au service de la science et de la recherche. En effet, ces expériences sont uniquement rendues possibles grâce aux avancées techniques réalisées récemment dans  différents domaines dont, notamment, dans celui des supra conducteurs et des techniques de refroidissement. En sus de cette prouesse technique, il est tout aussi pertinent de noter que ce projet a réuni et fait collaborer des milliers de chercheurs de différentes nationalités et de différents secteurs d’activités. Cette mutualisation des compétences et des connaissances a permis de nouvelles ouvertures et des travaux menés de manière efficace. De plus, les données fournies par l’accélérateur sont mises à la libre disposition des chercheurs du monde afin qu’ils puissent exploiter les résultats et effectuer leurs recherche avec des données pertinentes et les plus à jour possible.

Cette découverte constitue également un grand pas en avant pour la science fondamentale car elle valide, expérimentalement, le modèle standard de la particule élémentaire construit et enrichit par des générations de chercheurs depuis plus d’un siècle. Elle ne constitue toutefois pas un fin en soi dans l’étude approfondie de la constitution de la matière et de son existence puisque d’autres phénomènes complexes restent inexpliqués et invérifiés par l’expérience (antimatière, corps noirs etc.).

 

Yasser Ghulam



[1] Le LHC est un accélérateur de particules, de forme circulaire, d’une circonférence de environ 27 kilomètres est situé entre la France et la Suisse, sa construction a demandé des milliers d’heures de travail, mobilisé des chercheurs du monde entier et demandé des investissements très importants. Le principe des expériences menées en son sein est le suivant : des particules (des protons en l’occurrence) sont introduites dans le tube et accélérées grâce à des aimants superpuissants, elles atteignent ainsi des vitesses proches de celle de la lumière (c 3.10ms-1)  l’objectif étant de créer des collisions entre ces particules pour qu’elles éclatent et se subdivisent en d’autres particules plus petites. On a ainsi un aperçu d’une large partie des particules constituantes de la matière, un dispositif de détection et de visualisons constitué d’un système complexe de capteurs et de cellules photo électrique (caméras) permet aux chercheurs d’exploiter les résultats de ces désintégration et d’en déduire la composition de la matière. Le boson étant une des particules prédites, elle devrait donc faire partie des particules résultantes de ces collisions et apparaitre lors de ces expériences.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sites Partenaires

Conseil Représentatif des Sikhs de France
Le MENA Post
Ordre Monastique Vaisnava
Site l'Economiste - Tous les décryptages sur l'économie
Observatoire de la Laïcité - Institution rattachée au Premier Ministre
The Ahmadiyya Muslim Community International
UNICEF France, Association Humanitaire pour la survie des enfants dans le monde
Coexister - Mouvement Interreligieux des Jeunes
Financial Afrik - Toute la finance africaine
Archer 58 Research - Think-Thank en économie et sciences sociales
Conseil Représentatif des Sikhs de France
Le MENA Post

Abonnez-vous!

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation !