RAPPORT – Asie du sud – La persécution des ahmadis en 2012

RAPPORT ANNUEL

 

PERSECUTIONS

2012

Asie du Sud

(Pakistan, Bengladesh et Indonésie)

Minaret 

 

Auteur : Asif Arif

 

L’islam Ahmadiyya est un mouvement dynamique et structuré de dimension internationale qui a été fondé en 1889 à Qadian en Inde par Hadhrât Mirza Ghulam Ahmad. Ce dernier s’est proclamé être le Mahdi et le Messie Promis attendu sous différents noms et différents titres. Multitude de Livres Saints envisage en effet la venue d’un Prophète lorsque l’Homme aura atteint son apogée matérialisé par de considérables progrès dans tous les domaines matériels et intellectuels. Ainsi en est-il des Hindous qui attendent l’avènement de Neha Kalank Avatar, lequel est mentionné dans leurs écrits ; les Chrétiens sont dans l’attente de la seconde manifestation de Jésus ; les Musulmans sont dans l’expectative d’un Imam Mahdi et d’un Messie Promis ; les Zoroastriens attendent l’avènement de Mesio Darbahmi[1].

Tous les Livres prévoient l’avènement de ce Messie dont le but sera de propager la vérité, la vraie Foi. La communauté musulmane Ahmadiyya croit fermement que ce Messie, ce Prophète s’est manifesté en la personne de Ahmad de Qadian à qui Dieu a révélé la réforme nécessaire à cet âge d’or. Cette affirmation vaut à la communauté musulmane Ahmadiyya les pires persécutions à travers le monde musulman qui la rejette, la considérant comme hérétique. Se fondant sur une revitalisation de l’islam, un  djihâd par la plume et proclamant l’abolition de toute guerre au nom des religions, les Ahmadis, quant à eux, réclament simplement que leur liberté de conscience, de croyance et de penser leur soit restituée.

Aujourd’hui dirigée et administrée tant spirituellement qu’administrativement par un représentant unique, Hadhrât Mirza Masroor Ahmad, le Cinquième Khâlife, la communauté musulmane Ahmadiyya ne répond jamais à la violence par de la violence. Se fondant sur les véritables enseignements du Coran, elle se contente de répéter que les supplications et la patience sont les meilleures vertus face à la violence.

Les détracteurs de l’Ahmadiyya ne s’arrêtent pas pour autant d’attaquer cette minorité religieuse, plus particulièrement en Asie du sud. Ainsi que le soulignent d’innombrables rapports sur le sujet, les persécutions prennent des formes de plus en plus variées. Alors qu’elles étaient auparavant relativement restreintes, elles reçoivent aujourd’hui le soutien de plusieurs mouvements fondamentalistes qui n’hésitent plus à mener des campagnes appelant aux meurtres des Ahmadis. Ces mouvements – Ahl-e-Hadith, par exemple – appellent également à faire expulser les Ahmadis des écoles. D’autres entraves, telle que l’impossibilité de dernière minute de pouvoir observer la prière de l’Eid, contribuent, ainsi que le souligne le porte-parole de la Communauté Musulmane Ahmadiyya au Pakistan, à exclure socialement les Ahmadis. Une journaliste, dont l’article est relaté dans les colonnes de ce rapport, affirme que si les fondamentalistes se contentent de tuer les Ahmadis, la population met tout en œuvre afin de les exclure socialement.

Les destructions de Mosquées, les profanations de cimetières, les entraves aux mariages, l’impossibilité d’écrire ou de se prémunir d’un quelconque signe appartenant à la religion musulmane sont devenues le pain quotidien des Ahmadis. Le Pakistan en est l’archétype, le cas d’école par excellence. Ce pays avait été bâti par son fondateur Muhammad Ali Jinnah, sur une base laïque proclamant une liberté de culte, d’opinion et conscience. Or, le Pakistan dérive très rapidement dans une succession de régimes peu conventionnels qui se ponctuent de dictatures fréquentes. En 1953, une campagne de haine anti-Ahmadiyya sans précédent gagne le pays et conclura à un triste constat de 2.000 morts chez les Ahmadis. Plus les années défilent, plus les attaques deviennent violentes. En 1973, sous la Gouvernance, pourtant très appréciée, de Zulfikar Ali Bhutto, le Pakistan va décider, sur fond de crise instiguée par le parti Jamat-e-Islami[2], de résoudre la problématique liée à ce « fléau Ahmadi ». Un tribunal spécial est alors convoqué afin de décider du sort à donner à cette minorité musulmane. Sous les pressions politiques et religieuses du pays, le constat est sans appel : la communauté musulmane Ahmadiyya est excommuniée de la communauté des « croyants » – l’ummah – et est considérée officiellement comme « non musulmane ». La Constitution pakistanaise sera, dès 1973, amendée afin d’y introduire l’article 260 clause C suivant :

« Le terme « Musulman » renvoie à toute personne qui croit en l’unité du Seul et Unique Dieu (Allah), dans l’absoluité et la finalité, abstraction faite de toute autre réserve, de l’apostolat et la Prophétie de Muhammad (paix soit sur Lui), le dernier des Prophètes et qui ne croit pas en, ou ne reconnaît pas comme prophète ou réformateur religieux toute personne qui s’est prétendue ou se prétend être un prophète, pris dans n’importe quel sens, après Muhammad (paix soit sur Lui).

Le terme « non Musulman » désigne une personne qui n’est pas Musulman (tel qu’il est défini dans le paragraphe précédent) dont, notamment, une personne appartenant aux religions chrétienne, hindouiste, sikhisme, bouddhisme ou un membre de la communauté Parsi ou une personne membre des groupes ‘Qadianis’ ou ‘Lahori’ se nommant « Ahmadis » ou par toute autre appellation ou un Bahaï ou une personne appartenant à l’une des Castes figurant en Annexe. »[3]

Outre la stigmatisation constitutionnelle dont fait l’objet cette communauté, l’arrivée du dictateur Zia Ul-Haq – lequel va lancer une politique d’islamisation du pays dans les années 80[4] – entrainera de nouvelles restrictions aux libertés, plus que tronquées, de cette minorité. Le 26 avril 1984, une ordonnance anti-Ahmadiyya XX sera adoptée par Zia Ul-Haq qui entrainera plusieurs interdictions, sanctionnées par des dispositions pénales. Le Code pénal pakistanais se trouve ainsi modifié en insérant les articles suivants (articles 295-B et 295-C de l’ordonnance) :

« (1) Toute personne des groupes ‘Qadianis’ ou ‘Lahori’ (se nommant « Ahmadis » ou par toute autre appellation) qui, par ses mots, qu’ils soient oraux ou écrits, ou par une représentation visible :

(a) se réfère ou s’adresse à toute personne autre qu’un Calife ou qu’un compagnon du Saint Prophète Muhammad (paix soit sur Lui) comme « Ameer Ul-Mumineen », « Khalifatul-Mumineen », « Compagnon » ou « Allah Razi Anho » ;

(b) se réfère ou s’adresse à toute personne autre que l’épouse du Saint Prophète Muhammad (paix soit sur Lui) comme « Ummul-Mumineen » ;

(c) se réfère ou s’adresse à toute personne autre qu’un membre de la famille « Ahle Bait » du Saint Prophète Muhammad (paix soit sur Lui) comme le « Ahle Bait » ; ou

(d) se réfère à, nomme, ou appelle son lieu de culte une « Mosquée » sera puni d’une peine d’emprisonnement, simple ou rigoureuse, pouvant aller jusqu’à trois ans et il sera également passible d’une peine contraventionnelle.

(2) Toute personne des groupes ‘Qadianis’ ou ‘Lahori’ (se nommant « Ahmadis » ou par toute autre appellation) qui par ses mots, qu’ils soient oraux ou écrits, ou par une représentation visible se réfère à la pratique usuelle ou à la forme usuelle suivie par sa foi de l’appel à la prière par référence à « l’Azan » ou qu’il récite « l’Azan » telle qu’elle est communément admise par les Musulmans, pourra être passible d’une peine d’emprisonnement, simple ou rigoureuse, d’une durée de trois ans et il sera également passible d’une peine contraventionnelle.

Toute personne des groupes ‘Qadianis’ ou ‘Lahori’ (se nommant « Ahmadis » ou par toute autre appellation) qui, directement ou indirectement, s’affirme comme « Musulman » ou nomme, appelle ou se réfère à sa foi par ses actes, qu’ils soient écrits ou oraux, par ses représentations visibles ou par tout autre moyen outrageant les sentiments religieux des Musulmans est passible d’une peine d’emprisonnement, simple ou rigoureuse, d’une durée de trois ans et il sera également passible d’une peine contraventionnelle ».

Les Ahmadis sont passibles d’une peine allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement s’ils prétendent être des musulmans, s’ils qualifient leur foi d’islam, s’ils prêchent ou propagent leur religion ou s’ils invitent d’autres personnes à rejoindre leur cercle religieux. Selon ce même code pénal, les personnes qui portent atteinte au nom du Prophète Muhammad peuvent être condamnées à mort ou à un emprisonnement à vie.

Se réduisant à une peau de chagrin, leurs libertés sont perpétuellement remises en cause par des attaques constantes. Le 28 mai 2010, deux mosquées Ahmadis subiront les attaques de fondamentalistes religieux. Des médecins bénévoles, avocats, hommes d’affaires sont constamment les cibles de fondamentalistes, issus des mouvements « Khatm-e-Nabuwat » ou « Ahl-e-Hadith », et sauvagement assassinés en pleine rue. Les persécutions dont font l’objet les Ahmadis sont constamment relayées par les autorités des Droits de l’Homme[5] et, plus particulièrement, par l’Agence des Nations-Unis pour les Réfugiés (UNHCR)[6]. Prenant des formes de plus en plus variées, les persécutions des Ahmadis sont au cœur des problématiques politiques pakistanaises. Minorité au slogan particulièrement pacifiste[7], il est étonnant de voir l’ambivalence face à celle-ci. Un rapport concernant les persécutions permettra de mieux appréhender l’ampleur de celles-ci d’autant plus que le parti politique PPP a soutenu qu’aucune concession ne serait faite aux Ahmadis[8].

Situation par Pays

 

Monnde

Source : image Wikipédia

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Pakistan

pakflag
Source : Google Images

Introduction – Encadrement juridique.

En guise d’introduction, il est nécessaire de rappeler que c’est suite à la partition indo-pakistanaise et les conflits interconfessionnels qu’elle a suscités que cette minorité a dû déplacer son centre pour l’établir au Pakistan, à Chenab Naghar, ville rebaptisée « Rabwah » par les Ahmadis. Bien qu’une antenne à Qadian soit maintenue, le centre des affaires de la communauté était alors localisé au Pakistan, garantissant, à l’époque, une plus grande liberté au culte musulman. Par ailleurs, un des membres de cette communauté[1] sera le premier Ministre des Affaires Etrangères du pays dont l’indépendance est fraichement proclamée le 15 août 1947 : le Pakistan.

Le Pakistan est un des pays les plus répressifs concernant la persécution des Ahmadis. Non seulement les persécutions se multiplient dans les faits mais elles prennent également des formes de plus en plus variées. Dans les Etats de droit, Etats au sein desquels la Constitution occupe la place la plus importante au sein de la hiérarchie des normes, il est inconcevable qu’une liberté soit excessivement limitée, sans raison valable ou sans justification légitime. Il est en effet difficile de concevoir qu’un Etat de droit prévoit une limitation aux libertés fondamentales autre que celles liées à une urgence impérieuse de l’Etat. Plus précisément, c’est la liberté de religion et le pluralisme des courants de pensée qui sont largement déconsidérés au Pakistan.

La problématique récurrente, soulevée par les organisations des Droits de l’Homme mais également les différents Etats, concerne la difficulté particulière pour les minorités religieuses de s’exprimer dans l’espace public. Ces atteintes légales aux droits des minorités ont, par ailleurs, été soulignées par la France lors de l’Examen Périodique Universel[2]. Les organisations des Droits de l’Homme soulèvent fréquemment la violation de certains Droits de l’Homme qui ne sont pas respectés par le Pakistan[3]. Les Ahmadis font également l’objet de répressions particulières dans leurs sphères privées. Atteinte au droit à la vie, destruction des lieux de culte, problématiques liées à l’accès à l’éducation … Les difficultés connues par les Ahmadis sont nombreuses. Déterminer un cadre d’étude précis est impossible tant le recours au répressions se diversifie. Plus les années passent, moins la loi et la Constitution sont enclines à la modification. Peu à peu, un phénomène de marginalisation se vulgarise dans le pays. Différentes parties de la population vivent avec l’idée préconçue que les Ahmadis n’ont pas le droit de s’assimiler aux musulmans, tels qu’ils sont définis par la Constitution (cf. supra). « Les  Ahmadis représentent la minorité la plus persécutée au Pakistan » à en suivre le rapport de EURASIA NET[4], diligenté par deux professeurs de l’Université du Dakha au Bangladesh.

1.   Les atteintes au droit à la vie

Type de document : Article de presse (traduit à partir de l’anglais)

Date du document : 24 octobre 2012

Source : Dawn.com – Pakistan

Deux Ahmadis parmi huit abattus à bout portant.

Selon les dires de la police, les deux Ahmadis ont été abattus au cours la nuit, dans le secteur 8, sous la surveillance du poste de police de Saeedabad. Abdul Bashir Ahmed, 70 ans, propriétaire d’un petit magasin général, a été la cible d’assaillants à moto.

Peu de temps après, à quelques rues de là, une personne armée d’un fusil a débarqué dans une clinique où il abattit, à bout pourtant, Abdul Hameed, 50 ans, avant de prendre la fuite.

« Il apparaît que les deux assassinats ont été perpétrés par les mêmes suspects, au volant d’une moto » affirme à Dawn le président de Acting DIG-OUEST, Farooqui. Il ajoute que les deux victimes appartenaient à la communauté Ahmadi.

Selon les informations données par la police, les balles qui ont été trouvées sur les deux scènes de crime proviennent d’un 9 millimètres. Elles informent également que les deux suspects portaient un casque. Cela fait suite à la montée des tensions et des meurtres perpétrés dans la région.

Le porte-parole de la Communauté Ahmadi, Saleemuddin, a affirmé à Dawn que les deux victimes étaient membres de la Communauté Ahmadiyya et que les deux meurtres ont été perpétrés dans des lieux géographiquement proches.

Il rappelle que vendredi dernier une famille Ahmadi a été la cible d’attaques similaires dans le district de Baldia Town.

Il se dit très préoccupé par la montée des meurtres perpétrés contre les membres de la Communauté Ahmadiyya. Le porte-parole de la Communauté affirme que près de neuf membres de la Communauté Ahmadiyya ont été tués dans des attaques similaires dans cette région.

Pour lire la suite du rapport, cliquez ici.

Pour citer le rapport :

Asif Arif, « Rapport annuel Persécutions, Asie du Sud », in : www.cultures-et-croyances.com, Section Rapports – Mémoires en ligne, janvier 2013.

 


[1] KHAN Muhammad Zaffrullah (1893-1985) était reconnu comme une personnalité de la vie publique. Il a contribué à une doctrine éminente en matière de religion comparée. Il fut nommé en qualité de Ministre des Affaires Etrangères du Pakistan, en 1947. Pendant de longues années, il a dirigé la délégation du Pakistan à l’Assemblée Générale des Nations Unis dont il a également été le Président lors de la dix-septième session. Ensuite, il a été nommé juge de la Cour International de Justice puis Président de cette même Cour sise à la Haye. Il est l’auteur de nombreux livres à propos de l’Islam et de sa comparaison avec d’autres religions.

[2] http://www.franceonugeneve.org/Examen-periodique-universel,1361 – […] La France recommande ainsi au Pakistan : […] 2/ d’abroger la loi sur le blasphème et de respecter et de garantir la liberté a de religion ou de conviction et la liberté d’expression et d’opinion pour tous, y compris les Ahmadis, les Hindous et les Chrétiens ; […] ».

[3] FIDH, « Pakistan. A long march for democraty and the rule of Law », Discrimonory treatment of the Ahmadis p. 39 : « Religious discrimination is not limited to non-Muslims : Muslim Ahmadis, who are considered heretics, are particularly persecuted and ostrecised, including by the establishment of separate électoral list. ; KNAUTE David, « Religious minorities in Pakistan facing terror and growing insecurity » Second World Conference of the International Humanitarian Studies Association Tufts University, Medford, MA, USA, June 5th, 2011 ; United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), 14 May 2012, HCR/EG/P AK/12/02, « UNHCR Eligibility Guidelines for assessing the International Protection needs of members of Religious minorities from Pakistan », p14-16, p.20.

[4] EURASIA NET, « Protection of Minorities : a South Asian discourse », 2007-2013, pp. 63-65.


[1] MIRZA Bashiruddin Mahmood Ahmad, « Ahmadiyyat or The True Islam », 2008, Islam International Publication Ltd.

[2] Il s’agit d’un parti islamiste alors dirigé par le tristement célèbre Maududi.

[3] Traduction personnelle.

[4] PHILIPPON Alix, « Les islamistes pakistanais à la croisée des chemins », in « Les islamistes au défi du pouvoir », sous la direction scientifique de AMGHAR Samir, p.123 ; Aimal Khan Faizi, « Zia et l’islamisation du Pakistan », blog, http://aimalfaizi.wordpress.com.

[5] KNAUTE David, « Religious minorities in Pakistan facing terror and growing insecurity » Second World Conference of the International Humanitarian Studies Association Tufts University, Medford, MA, USA, June 5th, 2011 ; BOUVIER Délou, BOGGIO-COSADIA Fatma, FIDH, Pakistan : une longue marche pour la démocratie et l’Etat de droit, 2007-2008.

[6] United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), 14 May 2012, HCR/EG/P AK/12/02, « UNHCR Eligibility Guidelines for assessing the International Protection needs of members of Religious minorities from Pakistan », p14-16, p.20.

[7] « Amour pour Tous, Haine pour personne », www.alislam.org

[8]Une grande partie de cette introduction est reprise de : Asif Arif, « La persécution des Ahmadis devant la CJUE », in : www.cultures-et-croyances, rubrique Droit public, novembre 2012.


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